Exposition: Picardie – Opus Francorum du 19 juin au 18 septembre

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Picardie : Opus Francorum

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 Exposition du 19 juin au 18 septembre à l’Abbaye Royale du Moncel

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DESSINS, PEINTURES, SCULPTURES

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Inauguration le dimanche 19 juin de 14h30 à 20h00

entrée gratuite ce jour la.

 

 

 

 

 

Le paysage est-il mémoire ? Est ce que je vis dans un pays ou dans un paysage ? Est ce que mon paysage est ton paysage ? Je regarde ou je vois ? Le paysage est-il culture ? Le paysage est-il ville ou campagne ? Y-a-t-il une musique du paysage ?

Regarde ! Ecoute !

Ferme les yeux, les oreilles… Le paysage est dans ta tête.

 

Le trajet par l’autoroute de Paris à Lille offre de la Picardie une image peu attractive : de grandes étendues de cultures intensives, usines sucrières, multitude d’éoliennes et faisceaux de lignes à haute tension.

Le voyageur plus diagonal devine les épaisseurs, les balafres, la marqueterie pauvrette des lotissements, la cacophonie blafarde des zones commerciales.

Il repère à de multiples signes que la composante agro-industrielle n’a pas effacé toutes traces d’activités antérieures, que les autoroutes n’ont pas effacé le rail, que le rail n’a pas comblé les rivières.

La Picardie a été pendant plus de deux millénaires le théâtre privilégié d’invasions et d’affrontements multiples : Francs, Huns, Vikings, la guerre de cent ans et deux guerres mondiales. Ce que nous nommons encore la Picardie aura été la matrice de l’œuvre des Francs, qui inventeront la France, christianiseront une grande partie de l’Europe et développeront particulièrement en Picardie, « l’opus francigénum », que l’on renommera, à la Renaissance, « l’art gothique ».

Et pourtant la Picardie soulève un problème : alors que cette région devrait être respectée pour sa place dans l’histoire, la Picardie semble n’avoir été reconnue qu’au travers d’une appellation tardive. Le mot « Picardie » n’apparaît qu’au XIIIème siècle, dérivé de « picard » « piocheur », au sens de laboureur.

Fidèle et soumise au destin des Francs,  la Picardie semble être restée dans l’ombre d’une France flamboyante qui s’est épanouie à Paris.

 

Au hasard des chemins picards, l’œil du peintre, du sculpteur, du plasticien, ne peut qu’être « alerté » par les traces que l’histoire a abandonné dans un paysage en phase de mutations actives.

Les crayons, pinceaux, gouges ne pensent pas, ils sentent, ce sont des instruments primitifs.

Les oeuvres présentées à l’Abbaye du Moncel, sont le fruit de ces crayons, pinceaux, gouges, qui réagissent aux paysages picards et à leurs mutations.

 

Présentation du groupement :

 

Fatima AUGUSTO          – Peintre

Bernard CHATAIN         – Peintre – architecte

Attila CHEYSSIAL           – Peintre – architecte

Daniel MARCOT               – Sculpteur

Thierry MAFFRE            –  photographe

 

 

 

 

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