Les Clarisses

Cet ordre féminin est fondé par sainte Claire en 1212.

Claire Favarone, jeune fille de petite noblesse d’Assise, a 16 ans lorsqu’elle entend prêcher François d’Assise, fondateur de l’ordre des Cordeliers (ou Franciscains). L’attachement que se portent mutuellement François et Claire décide celle-ci à entrer en religion. La nuit des Rameaux de l’an 1212, elle s’enfuit pour se consacrer définitivement à Dieu. Elle s’installe à Saint-Damien et fonde l’ordre des Pauvres Dames, qui deviendra ensuite celui des Clarisses. La première novice de Claire fut sa propre sœur. La règle officielle n’arriva qu’en 1253 ; les trois vœux sont encore aujourd’hui, pauvreté, chasteté et clôture. Particularité de l’Abbaye Royale du Moncel : elle suit la réforme de l’ordre de Urbain IV (Clarisses Urbanistes) qui exempt les sœurs du privilège de pauvreté.

Le succès de cette branche féminine fut considérable malgré des dissensions internes entre tenantes d’une stricte application de la règle (XVe siècle : réforme de sainte Colette) et partisanes d’un adoucissement, convenant davantage à l’origine noble de beaucoup de sœurs, à commencer par Isabelle de France, sœur de saint Louis et fondatrice de l’ordre de France. L’abbaye du Moncel semble d’ailleurs avoir connu rapidement un relâchement de la discipline et notamment du vœu de clôture.

Au cours des siècles, les Clarisses ont connu des moments de déclin dus à des causes variées : épidémies, guerres, expulsions, essoufflement spirituel, suivis de périodes florissantes. Le XVe siècle constitue une première période d’apogée pour l’ordre, avec le retour de nombreux monastères italiens à la règle de sainte Claire, et la création de monastères suivant la réforme de sainte Colette. Le XVIIe siècle en est une seconde, grâce au renouveau spirituel qui a suivi le Concile de Trente.

En France, la plupart des congrégations de Clarisses ont été dissoutes à la Révolution.

 

Les Franciscains

L’ordre est fondé en 1210 par saint François d’Assise (1181 ou 1182-1226), fils de marchand qui avait d’abord pensé devenir chevalier. Il renonce brusquement à ses richesses et commence à prêcher la pauvreté, en 1209. Avec quelques amis, il fonde un ordre que, par humilité, il appelle les Frères mineurs.

L’ordre des Frères mineurs, ou Franciscains, est un ordre voué à la pauvreté mendiante et à la prédication itinérante. La prédication n’est cependant qu’une activité parmi les autres, travail manuel, service des malades, mendicité. Saint François admet que chacun continue à exercer sa profession après son admission dans l’ordre. A l’origine, les Franciscains ne devaient pas posséder de biens ; ils vivaient de leur travail ou d’aumônes et prêchaient dans les villes. Au XIIIe siècle, l’ordre fut déchiré entre la tendance radicale (rigoristes ou spirituali), méfiants vis-à-vis de l’opulente Église et fidèle à la tradition de pauvreté, et la tendance observante (modérés ou conventuali), plus favorable à une bonne intégration de l’ordre au sein de l’Eglise. Les seconds l’emportent définitivement en 1322.

Aujourd’hui, l’ordre est organisé en trois branches : Franciscains proprement dits, Capucins et Conventuels.

 

Philippe IV le Bel (1268-1314)

Capétien (direct) – Roi de France (1285-1314) et de Navarre.

Petit-fils de Louis IX (saint Louis) et de Marguerite de Provence.

Fils de Philippe III le Hardi et d’Isabelle d’Aragon.

En 1284, il épouse Jeanne de Navarre qui lui apporte en dot la Champagne et la Navarre.

Il termine le conflit avec l’Aragon (1291). Il soutient les villes révoltées contre le comte de Flandre qui a demandé l’aide du roi d’Angleterre. Mais celui-ci s ‘allie avec le roi de France (Traité de Montreuil, 1299). Attiré à Paris, le comte de Flandre est assigné à résidence ; Philippe le Bel donne alors un gouverneur royal à la Flandre. Les Flamands massacrent les 3 000 soldats français à l’aube du 18 mai 1302 (Mâtines de Bruges). L’armée royale se fait tailler en pièces à Courtrai par les milices urbaines qui sont battues à leur tour par Philippe le Bel à Mons-en-Pelève (1304).

Un conflit éclate avec le Pape Boniface VIII (1296). En 1305, un pape français est élu, Clément V, qui s’établit à Avignon. Philippe le Bel s’en prend à l’Ordre du Temple qui, faisant office de banquier dans toute la Chrétienté, est immensément riche. Le roi fait arrêter les chefs de l’Ordre (1307), obtient du Pape la suppression de l’Ordre (1312) et la condamnation au bûcher de ses dignitaires dont le grand maître Jacques de Molay (1314).

Philippe le Bel meurt quelques mois plus tard des suites d’une chute de cheval en forêt d’Halatte, tout près de sa Maison de Pont-Sainte-Maxence.

 

Philippe VI de Valois (1293- Nogent-le-Roi 1350)

Roi de France (1328-1350)

Fils de Charles de Valois et de Marguerite de Sicile, il devient roi au détriment d’Édouard III d’Angleterre, qui réclame la couronne comme petit-fils de Philippe le Bel par sa mère.

Il intervient au début de son règne en Flandre en faveur de Louis de Nevers et vainc le Flamands à Cassel (1328).

Bientôt éclate la guerre de Cent Ans, Édouard III s’étant proclamé roi de France. Sur mer, Philippe VI est vaincu à L’Écluse en 1340, sur terre à Crécy en 1346. Calais est pris en 1347. La peste Noire s’étend alors en France (1347-1348). La médiation du Pape permet de conclure une trêve.

Philippe VI acheta le Dauphiné et la seigneurie de Montpellier (1349).